La réponse courte
Le reste de l'article détaille chaque étape, avec les chiffres mesurés sur nos grilles et un exemple réel.
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Une grille Diabolique impressionne : peu de chiffres, des cases qui ne se remplissent plus dès le milieu de la partie, et l'impression qu'il faudrait tenter sa chance. Pourtant, il n'y a rien à deviner. Une grille Diabolique, c'est une grille presque ordinaire, coupée par plusieurs verrous — et chaque verrou s'ouvre avec une chaîne. Pour le montrer, nous avons fait résoudre par notre moteur toutes nos grilles Diabolique, coup par coup, et compté ce qui sert vraiment.
Le reste de l'article détaille chaque étape, avec les chiffres mesurés sur nos grilles et un exemple réel.
On croit souvent qu'une grille est dure parce qu'elle a peu de chiffres au départ. Nos grilles Diabolique en ont de 24 à 27, 26 en moyenne : à peine moins que nos grilles Moyen, Difficile ou Expert, qui tournent autour de 27-28. Un ou deux chiffres de moins ne font pas un niveau. Ce qui le fait, ce sont les techniques nécessaires pour finir — c'est la règle de notre classement par niveau. Une grille est Diabolique quand elle demande des techniques de chaîne : chaînes XY, coloration simple ou chaînes X.
Voici ce que fait le moteur sur l'ensemble de nos grilles Diabolique :
| Mesure (par grille) | Résultat |
|---|---|
| Coups joués | 64 à 80 (72 en moyenne) |
| Chiffres posés par singleton caché | 95 % |
| Techniques Diabolique | 5 à 13 (7 en moyenne) |
| Verrous à ouvrir | 1 à 6 (3 en moyenne) |
| Cases vides au 1er verrou | 26 à 50 (42 en moyenne) |
Deux choses ressortent. D'abord, presque tous les chiffres se posent avec la technique la plus simple qui soit : le singleton caché. Le travail difficile ne pose pas de chiffres, il retire des candidats pour que les singletons réapparaissent. Ensuite, le premier blocage arrive tôt, avec la moitié de la grille encore vide — et ce n'est pas le dernier. Un verrou, ici, c'est un moment où plus aucun chiffre ne se pose sans une technique Diabolique ; il en faut parfois plusieurs d'affilée pour l'ouvrir.
Puis recommencez les étapes 4 et 5 autant de fois qu'il le faut. La bonne nouvelle : une fois le dernier verrou ouvert, la fin est facile. Dans près de trois grilles sur quatre, il ne reste alors que des singletons jusqu'à la dernière case.
C'est la technique Diabolique qui sert le plus : elle apparaît dans toutes nos grilles Diabolique, et elle représente à elle seule plus des trois quarts des techniques Diabolique jouées. Elle relie des cases qui n'ont que deux candidats chacune, comme les maillons d'une chaîne : deux cases voisines (même ligne, colonne ou bloc) partagent un chiffre, et si l'une ne le prend pas, elle prend forcément son autre candidat — ce qui oblige la suivante, et ainsi de suite.
Voici une de nos grilles Diabolique, à 26 chiffres de départ, après 27 coups. Les cases colorées sont les quatre maillons de la chaîne, avec leurs deux candidats.
Une chaîne XY à quatre cases. Les deux bouts partagent le 9 : toute case qui voit les deux bouts perd son 9.
Partons du bout du haut, L2C7 (6 ou 9), et supposons que ce n'est pas un 9 :
Conclusion : soit L2C7 est un 9, soit L4C8 est un 9. On ne sait pas lequel, mais on n'en a pas besoin. Toute case qui voit les deux bouts ne peut pas contenir de 9. Il y en a quatre ici : L4C7 et L6C7 (colonne de L2C7, ligne ou bloc de L4C8), L1C8 et L3C8 (bloc de L2C7, colonne de L4C8).
Effet immédiat : dans le bloc de droite au milieu, le 9 n'a plus qu'une place, L4C8. Un singleton caché, le coup suivant.
Pour la version complète de la technique, voir les chaînes XY dans notre guide. Une chaîne XY de trois cases a même un nom à part : c'est le XY-Wing.
Cette chaîne n'est pas seule. Dans la même grille, le moteur en joue huit, réparties en cinq verrous :
C'est le rythme typique de nos grilles Diabolique. Après une technique Diabolique, de deux choses l'une : soit un chiffre se pose tout de suite, soit il faut une autre chaîne — c'est le cas presque une fois sur deux. D'où deux réflexes :
Deux autres techniques prennent le relais. Elles reposent sur la même logique — « si ce n'est pas ici, c'est là » — mais restent sur un seul chiffre.
Notre moteur essaie la coloration avant les chaînes XY. Mais sur nos grilles, les chaînes XY servent cinq fois plus souvent que la coloration : si vous cherchez à la main, commencez par les cases à deux candidats.
Et si une grille de journal résiste même à ça ? Elle dépasse le niveau Diabolique. Notre solveur va plus loin, avec des techniques de niveau « Extrême ».
Non. Toutes nos grilles Diabolique se résolvent par déduction, sans essai-erreur. Les techniques de chaîne suffisent, en plus de celles des niveaux précédents.
Sur nos grilles, de 24 à 27, soit 26 en moyenne : à peine moins que nos grilles Moyen, Difficile ou Expert. Ce n'est pas ce qui fait le niveau : une grille est Diabolique parce qu'elle demande des techniques de chaîne, pas parce qu'elle a peu de chiffres.
Les chaînes XY : elles servent dans toutes nos grilles Diabolique. La coloration simple vient ensuite (environ une grille sur deux), les chaînes X sont plus rares (environ une sur quatre).
Sur la page Sudoku 9×9, choisissez Diabolique dans la liste des niveaux. Pour noter les candidats, utilisez le bouton Notes (ou un clic droit sur une case à remplir). Si vous bloquez, le bouton Indice montre la prochaine déduction et le nom de la technique, étape par étape, sans donner toute la solution.
Vous avez une grille de journal ou de magazine ? Recopiez-la dans le solveur : il explique chaque coup, chaîne comprise, et peut vous donner un indice progressif — où chercher, puis quelle technique, puis la réponse.